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Champignons, moisissures et dégradation du bois

Il n’est pas rare que l’on attribue la dégradation des structures de bois d’un bâtiment aux moisissures à la suite d’un dégât d’eau ou d’un arrosage causé par un incendie partiel. Cette attribution est généralement erronée parce que les moisissures ne sont pas les véritables coupables des pourritures en profondeur du bois.

Les moisissures sont des champignons dits « microscopiques », c’est-à-dire des champignons dont le développement est difficile à percevoir à l’œil nu. En présence de conditions d’humidité et de température favorables, elles se développent à la surface des matériaux et produisent rapidement des multitudes de spores, ces germes qui servent à leur reproduction et qui peuvent causer des réactions allergiques chez certaines personnes sensibles. Quand elles sporulent, on peut distinguer de minuscules mousses de différentes couleurs sur les matériaux. Habituellement, selon les genres et espèces, les moisissures poussent et meurent rapidement, mais n’attaquent pas le bois en profondeur.

Contrairement à celles-ci, les champignons dits « macroscopiques » peuvent dégrader le bois en profondeur. Ces champignons ont un développement facile à observer lorsqu’ils forment leurs grandes structures de reproduction. Par contre, lorsqu’ils se développent dans un matériau, ils peuvent demeurer invisibles durant des mois, voire des années. Les champignons comestibles en font partie, tout comme le mérule, « ennemi des maisons », qui a déjà fait l’objet d’une rubrique dans ce Bulletin.

Il faudra aux champignons macroscopiques, avec l’aide d’autres microorganismes, de nombreux mois dans les meilleures conditions, des années en général, afin de dégrader des structures de bois au point qu’elles en perdent leur intégrité. Pour cette raison, lorsque quelques jours ou semaines après un sinistre impliquant de l’eau, on constate que des structures de bois sont pourries et que des moisissures sont présentes, ces dernières n’ont rien à voir avec la dégradation en profondeur qui est observée. Elles n’ont profité que de l’opportunité momentanée engendrée par ledit sinistre.

Il est donc important de consulter un expert en microbiologie qui saura indiquer les limites des pertes dues à un tel sinistre par rapport à celles issues de la détérioration à long terme d’un bâtiment. Pour l’expert, le profil de la dégradation sera également un indicateur des causes potentielles de cette dégradation.

Champignons, moisissures et dégradation du bois2020-01-14T16:07:18+00:00

L’impartialité de l’expert scientifique (2e partie)

Dans une autre publication de MSEI, nous faisions état de l’importance de l’indépendance de l’expert scientifique dans ses dossiers et, ultimement, lors de sa présence à la cour. La pertinence de cette indépendance, ou impartialité, se reflète particulièrement lors du contre-interrogatoire de l’expert par le procureur de la partie adverse et/ou par le juge lui-même, car l’expert doit alors répondre selon ce qu’il sait et non pas selon ce que son procureur souhaite entendre.

Ceci est encore plus vrai lorsque le tribunal devant lequel l’expert est appelé est constitué de neuf juges pouvant poser des questions à tous moments et de six procureurs de la partie adverse qui cherchent, lors du contre-interrogatoire, les failles dites (et même plus) lors de l’interrogatoire en chef et peuvent même poser des questions de tout acabit.

C’est effectivement la manière de faire du Tribunal des Réclamations Iran – États-Unis à La Haye (Hollande). Récemment, un représentant de MSEI a eu l’opportunité et le privilège d’agir comme témoin expert devant ce Tribunal, pour un litige remontant à 1979, entre les Iraniens et les Américains. Au fait, ce Tribunal international a été institué en 1981 afin de régler plus de 4 200 litiges engendrés directement ou indirectement par la crise des otages américains en Iran en 1979.

La majeure portion de ce litige, pour lequel MSEI a agi comme expert à la cour, était reliée à des dommages causés par les intempéries à plusieurs centaines de maisons de chantier (mobiles). Plus particulièrement, ces dommages ont été causés par divers microorganismes (moisissures et pourritures) sur des matériaux de construction et des biens contenus dans les maisons.

Beaucoup d’entre nous, qui ont eu l’occasion de témoigner devant différentes cours de justice nord-américaines, ont rencontré à un moment ou à un autre, un témoin expert qui « s’étire le cou un peu trop ou essaie de refaire la science », au point d’avancer des réponses ou des arguments dont l’intégrité peut en laisser certains perplexes. Même devant le Tribunal des Réclamations Iran – États-Unis, nous avons rencontré plusieurs experts se classant dans cette catégorie.

Dans de tels cas, la simple lecture de leurs témoignages permet de noter une multitude d’incongruités faciles à détecter même pour un non-initié.

De telles situations engendrent des argumentations totalement futiles entre experts, minent notre crédibilité et jettent des taches sur ce merveilleux secteur d’activité dans lequel les experts œuvrent.

Les experts de MSEI cumulent plusieurs dizaines d’années d’expérience comme témoins dans différentes cours de justice. Ils ont cette crédibilité et leur intégrité ne fait aucun doute. En tout temps, nos clients ont l’heure juste quant au volet scientifique de leurs dossiers.

L’impartialité de l’expert scientifique (2e partie)2020-01-14T16:01:17+00:00

L’impartialité de l’expert scientifique

On entend dire à l’occasion que l’expert scientifique est biaisé « l’expert penche pour son client », car il est rémunéré par son mandant afin de réaliser une expertise quelconque.

Dans le cas d’un sinistre quelconque, l’expert scientifique est un professionnel, totalement indépendant, mandaté par une partie afin de déterminer la cause du sinistre. Pour réaliser son expertise, l’expert scientifique devra consulter une multitude de documents confidentiels que lui remettra son mandant ou toutes autres personnes mandatées par ce mandant. L’expert scientifique prendra connaissance de cette documentation et déterminera les liens utiles et/ou les informations pertinentes qui lui permettront de faire avancer son dossier. Selon les besoins, l’expert scientifique pourra réaliser des simulations, mettre en tableau des données ou des observations et corroborer ses informations, pour éventuellement produire son rapport d’expertise.

Tout ce processus dans lequel l’expert scientifique est impliqué se fait et doit se faire totalement indépendamment de l’orientation que veut bien lui donner son mandant. L’expert scientifique doit prendre conscience de l’importance de peser ses mots et d’utiliser un langage qui lui est propre, car il aura éventuellement à défendre son rapport d’expertise et à débattre de ses conclusions et opinions devant d’autres parties et ultimement devant différentes cours de justice.

N’en déplaise à son mandant, il incombe à l’expert scientifique d’être intègre tout au long de son processus d’expertise. Il lui incombe de rédiger un rapport qui va dans le sens de ses observations/informations. De cette façon, il fera en sorte que cette profession demeure indépendante de pensée, bien que, comme le disent certains, ses honoraires fassent l’objet de paiement par son mandant.

L’impartialité de l’expert scientifique2020-01-14T16:01:08+00:00
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