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Se déconfiner au bon rythme

Par obligation ou par choix, certains sentent peut-être qu’ils ont abusé de la sédentarité, inévitablement liée au confinement des dernières semaines, et ressentent aujourd’hui l’envie de se remettre en forme. Peu importe l’activité privilégiée, la règle d’or impose de remettre en marche notre « machine » de façon progressive. Que ce soit pour le débutant ou pour celui qui se remet d’une blessure, un programme de progression graduel et fractionné, alternant marche et course, permettra l’atteinte des objectifs les plus fous en minimisant les risques de blessures au passage. Le livre Prévention des blessures en course à pied (1) propose entre autres un programme fractionné qui débute le « Jour Un » par une sortie alternée entre trois minutes de marche et trois minutes de course. Ce même programme amènera le coureur à parcourir trente minutes de course en continu après huit semaines de progression graduelle et assidue. Nous avons tous des conditions physiques particulières et évidemment certaines situations pourraient nécessiter la consultation d’un professionnel de la santé. Bon déconfinement !

Rémi Charbonneau, ingénieur
Expert scientifique – Ingénierie mécanique
Courriel : rcharbonneau@msei.ca
Cellulaire : 514-475-7364

 

1 Prévention des blessures en course à pied : La Clinique Du Coureur, Blaise Dubois, 2010.

Se déconfiner au bon rythme2020-06-17T17:46:35+00:00

Les lunettes polarisées : comment ça marche ?

Par David Rousseau, M.Sc., Chimiste

La lumière visible est une onde ; au même titre que les micro-ondes, les rayons X, les UV ou les ondes radio. On les appelle les ondes électromagnétiques et on les représente d’ailleurs généralement comme une sinusoïde, un peu comme une corde que l’on ondule. La seule particularité de la lumière par rapport aux autres familles d’ondes électromagnétiques est que notre cerveau la traite de façon très efficace comparativement aux autres ondes qui nous entourent. Cette petite bande d’ondes est extraordinairement bien interprétée par le cerveau, au point qu’il nous en donne une représentation physique : la vue.

Pour les autres familles d’ondes, des supports matériels ou des équipements sont requis pour en permettre la visualisation. Les meilleurs exemples étant la radiographie ou la thermographie.

Thermographie
(visualisation des infrarouges)

Radiographie
(visualisation des rayons X)

Cette facilité qu’a notre cerveau de traiter la lumière fait que nous recevons parfois trop d’informations. Dans certains cas, une quantité moindre de lumière est souhaitable pour un meilleur traitement de l’information. Nous diminuons donc instinctivement la quantité d’information reçue et transmise au cerveau en fronçant les yeux ou en portant des lunettes de soleil, par exemple. Aujourd’hui, nous pouvons même éliminer complètement certaines informations parasites grâce aux lunettes polarisées, augmentant ainsi grandement notre confort de vision.

Sans lunettes polarisées

Avec lunettes polarisées

Qu’est-ce que la polarisation ?

Qu’est-ce qu’une information lumineuse parasite ?

Polarisation

La lumière naturelle émise par le soleil n’est pas polarisée, c’est-à-dire que les rayons lumineux qui nous parviennent n’ont pas d’orientation privilégiée. En reprenant l’analogie de la corde qui ondule, nous pouvons représenter la propagation de plusieurs ondes lumineuses comme suit :

On voit ici quatre (4) ondes de lumière de même amplitude et de même fréquence se propageant dans la même direction, mais sans orientation privilégiée, un peu comme des cordes que nous ferions onduler dans différentes orientations (de haut en bas, de droite à gauche ou en diagonal).

C’est ce que l’on appelle un rayon de lumière non polarisé. « Non polarisé » est le terme consacré pour dire « sans orientation privilégiée ». Si on se place dans l’axe de déplacement de ces ondes de lumière, nous les voyons poindre dans des directions différentes :

Le schéma ci-dessus montre quatre (4) ondes parmi l’infinité d’ondes qui nous parviennent dans toutes les orientations possibles; la représentation usuelle d’un rayon de lumière non polarisé est donc comme suit :

Toutes ces ondes forment un rayon lumineux non polarisé.

Information lumineuse parasite

L’information lumineuse parasite peut se définir comme le rayonnement qui est réfléchi sur les objets, mais qui ne fournit pas d’information sur la couleur, la texture ou la forme de l’objet. Cette lumière, qui est entièrement réfléchie par la surface, comme sur un miroir, vient parasiter l’information utile transmise par les objets, ce qui nous renseigne sur leurs couleurs, leurs formes ou leurs textures.

Lorsque cette lumière est réfléchie sur une surface horizontale (par exemple la mer, une route ou la neige sur les pentes de ski), la lumière se polarise naturellement selon un axe privilégié : l’axe horizontal.

Il en résulte donc une quantité d’information réfléchie très majoritairement dans cet axe, causant notre éblouissement.

À un angle précis (l’angle de Brewster), qui dépend principalement du matériau sur lequel la lumière arrive, elle se réfléchit à 100 % dans l’axe horizontal, créant un éblouissement maximal. Ceci se produit sur la mer ou sur la route lorsque le soleil est relativement bas dans le ciel, car il faut un angle d’environ 30° par rapport à l’horizon pour que cet effet soit à son maximum. Cependant, ce phénomène est beaucoup plus marqué à la montagne et peut se produire à toute heure de la journée puisque la réflexion se fait sur des surfaces pentues et donc à des angles très variables.

Des lunettes de soleil standards, non polarisées, vont atténuer la quantité de lumière globale qui nous parvient, mais sans « cibler » les rayons parasites réfléchis. La proportion de lumière parasite reste donc très importante et majoritaire, elle continue donc de masquer une partie de l’information lumineuse pertinente que notre cerveau veut traiter.

En revanche, les lunettes de soleil polarisées sont conçues pour ne laisser passer que la lumière polarisée dans le sens vertical (↨) et elles vont donc complètement bloquer cette information parasite.

Les lunettes polarisées sont toujours polarisées dans le sens vertical (↨), car ce sont les réflexions parasites provenant de surfaces horizontales qui sont le plus dérangeantes dans la vaste majorité des cas (surface de l’eau en bateau ou surface de la route en voiture).

Cependant, si vous êtes amateur de photographie, vous savez que les filtres polarisés que l’on adapte sur les lentilles sont rotatifs. La raison est qu’il est impératif que l’on puisse ajuster l’angle du filtre en fonction de la position de l’appareil pour garder la polarisation dans l’axe souhaité (↨), afin de pouvoir prendre des photos avec l’appareil dans différentes positions.

Ou encore, de pouvoir couper le reflet (lumière parasite) d’une surface non horizontale comme une vitre de fenêtre par exemple, et ainsi de pouvoir photographier au travers.

Cet effet de réflexion naturelle de la lumière sur les vitres donne une certaine intimité au niveau résidentiel, mais pose des problèmes au niveau commercial. Des filtres polarisés sont d’ailleurs installés sur certaines vitrines de magasin afin d’éviter ce type de reflet et ainsi permettre aux passants de voir clairement les présentoirs à l’intérieur des magasins à toute heure de la journée.

La science est partout !

Vous avez peut-être également remarqué que certains écrans semblent noirs lorsqu’on les regarde avec des lunettes polarisées. Ceci vient du fait que ces écrans émettent une lumière polarisée qui est exactement à 90° de l’angle de polarisation de vos lunettes. Il se produit un mécanisme identique à celui de la lumière polarisée réfléchie par la surface de l’eau, mais cette fois, l’effet est indésirable.

Heureusement, la majorité des écrans, notamment ceux dans les véhicules, émettent de la lumière polarisée à un angle qui les rend lisibles avec des lunettes de soleil.

La prochaine fois que vous porterez vos lunettes polarisées en auto, il vous suffira de tourner la tête pour déterminer l’angle de polarisation de votre écran.

Voilà, la polarisation n’a maintenant plus de secret pour vous… ou presque !

Pour toute question, n’hésitez pas à prendre contact avec notre spécialiste :

David Rousseau, M.Sc., Chimiste

Expert scientifique – Chargé de projet senior Courriel : drousseau@msei.ca

Cellulaire : 514-679-2058

Les lunettes polarisées : comment ça marche ?2020-06-25T17:33:20+00:00

Rayonnements UV et dommages aux cellules

Les réactions chimiques induites par la lumière sont étudiées par une branche de la chimie que l’on appelle, sans grande surprise, la photochimie. Par lumière, nous entendons ici « ondes électromagnétiques »; ce qui inclut, outre la lumière visible, les ultraviolets (UV), les infrarouges (IR) et toutes les autres familles d’ondes : les rayons gamma, les rayons X, les micro-ondes et les ondes radios.
Les familles d’ondes se classent par fréquence, ce qui équivaut à les classer selon leur énergie.

Crédit photo : https://www.pinterest.ca/pin/303148618666006847/

Pour agir sur une molécule organique (à base de carbone) tel qu’une feuille d’arbre, une peinture, un morceau de plastique ou notre peau, le rayonnement doit transporter assez d’énergie pour activer une réaction au niveau atomique.
En règle générale, plus le rayonnement est énergétique, plus il est potentiellement nocif. Nous savons que les rayons Gamma (exemple) et les rayons X sont très dommageables pour nos cellules, mais la dangerosité des rayons UV sur les molécules organiques n’est généralement pas estimée à la hauteur des dommages que cette famille d’ondes peut infliger.
Heureusement pour nous, le soleil a un spectre d’émission qui ne s’étend pas aux rayons Gamma ni aux rayons X. Cependant, il émet une quantité non négligeable de rayons UV. Nous sommes donc constamment soumis à un bombardement de rayonnements UV dont les effets s’accumulent au fil du temps. Bien que les effets de dégradation causés par l’exposition aux UV soient visibles autour de nous sur les matériaux plastiques ou les peintures sans additif anti-UV, nous négligeons trop souvent la protection de notre peau, en partie du fait qu’elle se régénère naturellement, contrairement au vernis du patio…
Les effets de l’exposition prolongée et répétée aux UV ont toutefois des conséquences irréversibles sur notre peau comme peu tristement en témoigner M. Bill McElligot, devenu célèbre suite à l’article paru dans le New England Journal of Medecine. M. McElligot a conduit son camion de livraison quotidiennement pendant 28 ans, exposant par conséquent la partie gauche de son visage aux UV de façon prolongée et répétée, le tout résultant en un vieillissement prématuré localisé.


Crédit photo: New England Journal of Medicine (www.nejm.org)

Avec les beaux jours qui arrivent, ayez le réflexe « crème solaire ». Et n’oubliez pas non plus que même si les vitres de la maison filtrent la grande majorité des UV, une partie d’entre eux (principalement les UVA) atteignent notre peau.
Lors de longs déplacements en auto, gardez également à l’esprit que, très souvent, seul le pare-brise est traité contre les UVA. Appliquer un film anti-UV sur les vitres de côté ou l’ajout de pare-soleil pour les enfants à l’arrière est donc une excellente idée.
Comme beaucoup de choses dans la vie, profitez du beau temps avec modération… et protection!

David Rousseau, M.Sc., Chimiste
Expert scientifique
Chargé de projet senior

Rayonnements UV et dommages aux cellules2020-06-12T19:01:08+00:00

La saison des produits pour piscines est ouverte : DANGER

En cette période de COVID, les piscines seront de plus en plus populaires en 2020.

Chaque printemps, lorsque les températures estivales nous réchauffent le cerveau, des milliers de Québécois souhaitent que l’eau de leurs piscines devienne instantanément claire et sans résidus, uniquement en claquant des doigts. Chacun de nous s’improvise donc alchimiste et devient un « essayeur ». Tous se précipitent et vident les rayons des produits chimiques des magasins spécialisés, au grand plaisir des fabricants de ces produits.

De retour à la maison, c’est là que les choses peuvent devenir dramatiques. En effet, plusieurs propriétaires de piscines préparent des mélanges-chocs. Cette terminologie est même inscrite sur certains contenants de ces produits. La grande majorité des alchimistes de tout acabit ne savent pas qu’il existe plusieurs produits différents appelés génériquement « chlore ». Si mélangés, deux types différents de chlore peuvent exploser, détoner, brûler gravement les individus et dégager des gaz extrêmement toxiques.

NE mélangez JAMAIS ces produits à l’intérieur

– Lorsque vous démarrez la pompe de votre piscine, introduisez TOUJOURS les produits dans l’eau.

– Le sel de votre système au sel (si vous en avez un) doit être dispersé directement dans la piscine.

– Les autres produits doivent toujours être introduits LENTEMENT dans l’écumoire, en vous assurant que votre système de filtration est en marche.

– Suivez toujours très rigoureusement les directives de votre fournisseur de chlorinateur, brominateur ou tout autre système de distribution de produits de traitement.

NE MÉLANGEZ JAMAIS CES PRODUITS À L’INTÉRIEUR

La saison des produits pour piscines est ouverte : DANGER2020-05-22T13:51:19+00:00

Le Coronavirus (COVID-19)

À tous nos clients,
Les préoccupations au Québec et au Canada concernant la pandémie de Coronavirus (COVID-19) évoluent rapidement. MSEI MultiSciences Expertises Inc. (MSEI) souhaite s’assurer, avant tout, que vous et vos familles êtes en santé et que vous bénéficiez actuellement de conditions de travail et de vie adéquates afin de prévenir, par tous les moyens possibles, une contamination à la COVID-19.
Le personnel de MSEI est au fait des processus visant à éviter la propagation de la COVID-19 qui nous affecte tous actuellement. Les bureaux de MSEI demeurent ouverts et la continuité des services est maintenue grâce à nos choix technologiques mis en place depuis plusieurs années.
À ce jour, MSEI maintient ses services et nous sommes en mesure de poursuivre tous les mandats qui lui sont confiés. Pour la réalisation de certains cas, des précautions particulières peuvent être prises. Les professionnels de MSEI verront avec vous si la réalisation de votre mandat demeure possible dans le contexte actuel.
Lorsque des mandats particuliers (entre autres les expertises sur les sites) feront appel à des ressources externes, MSEI exigera que ces dernières adoptent les mêmes directives et mesures de protection que celles dont nous faisons la promotion.
En tout temps, le personnel de MSEI est en mesure de répondre à vos questions et de vous assister dans vos mandats.
Quant à la suite des choses, nous nous en remettons aux directives des
autorités compétentes.

Jean René Dumont, Président et directeur général

Le Coronavirus (COVID-19)2020-03-23T18:41:49+00:00

Pourquoi l’assureur a-t-il besoin d’un expert scientifique ?

Afin de faciliter son travail, sa compréhension, de même que pour gagner du temps ou encore pour appuyer certaines décisions lors de la gestion d’un sinistre, l’assureur ou son représentant expert en sinistre doit faire appel de temps à autre à des spécialistes techniques ou scientifiques de différents domaines d’expertises.

Le but premier est de mieux comprendre la dynamique et le contexte d’un sinistre, mais aussi de bien servir l’assuré. L’assureur ne peut être un expert dans tous les domaines. Chaque sinistre est différent et doit être adressé de la bonne façon dès le début.

Lorsqu’une perte est reliée de près ou de loin à des phénomènes scientifiques ou en présence d’interactions complexes telles que dans les dossiers d’environnement ou d’ingénierie, l’expert peut fournir un avis scientifique au sujet d’une question précise, démontrer scientifiquement les origines et causes, ou encore, fournir une aide globale pour la résolution du dossier.

Le travail de l’expert est entre autres de supporter l’assureur dans ses démarches afin de régler le dossier équitablement et de recommander à celui-ci les moyens à prendre pour conclure le dossier. Ces moyens viseront à remettre l’assuré dans la position où il se trouvait préalablement à un sinistre, ou bien à répondre à une réclamation directe ou en responsabilité.

L’expert a ainsi pour mission de fournir à son client des recommandations issues de son expérience et de ses connaissances scientifiques, et ce, sur la base d’un diagnostic détaillé de la situation. Puisqu’il est indépendant de l’assureur, son intégrité et son objectivité sont primordiales. L’expert se doit d’être impartial dans des situations où il est parfois difficile de l’être chez l’assureur.

L’établissement des origines et causes sur des bases scientifiques solides par l’expert est également primordial pour les cas en subrogation, afin de recouvrir les sommes payées à l’assuré pour une perte due à la négligence d’un tiers.

Pourquoi l’assureur a-t-il besoin d’un expert scientifique ?2020-01-14T16:15:20+00:00

Origines et causes des défaillances dans les matériaux et leur prévention

Afin d’être en mesure de répondre à ces questions qui pourraient avoir une portée juridique, notre équipe d’experts scientifiquess doit être au fait de principes et connaissances d’ingénierie.

La solution à une cause de défaillance demande souvent l’intervention de plusieurs disciplines scientifiques, ce que MSEI peut offrir à sa clientèle grâce à son équipe multidisciplinaire. Les experts scientifiques sont souvent d’excellents généralistes, car il faut évaluer la défaillance sous plusieurs axes, tels les morceaux d’un casse-tête. Au début de l’exercice, seul le sinistre (le résultat final) est connu. Débute alors l’analyse de chaque pièce du casse-tête qui, prise de façon individuelle, peut sembler faible en information. Plusieurs facettes devront donc être analysées :

  • Quelles étaient les conditions en service ?
  • L’entretien effectué était-il adéquat et le programme d’inspection était-il respecté ?
  • À quand remontent les derniers travaux effectués et qui les a effectués ?
  • Y avait-il problématique lors de l’assemblage ?
  • Y a-t-il eu des erreurs lors de la fabrication ?
  • La conception était-elle en cause ?
  • Les matériaux utilisés étaient-ils adéquats et conformes ?
  • Le traitement thermique était-il adapté ?
  • L’environnement dans lequel la pièce était utilisée était-il problématique ?

En analysant chacune des pièces méthodiquement, en étudiant leur interrelation et en les assemblant les unes aux autres, la cause de la défaillance deviendra de plus en plus claire et l’on sera alors en mesure de répondre à la question ultime. La défaillance aura alors été « reconstruite » par les experts scientifiques et le dossier du client pourra suivre son cours.

Les experts scientifiques de MSEI peuvent entre autres être appelés à analyser les causes de défaillance survenant en milieux industriel, institutionnel ou résidentiel, les causes d’effondrements de structure, les causes d’accidents de voiture ainsi que les causes d’incendies et d’explosions.

Origines et causes des défaillances dans les matériaux et leur prévention2020-01-14T16:06:14+00:00

Orages d’été : Caractéristiques et énergie

Les orages d’été se caractérisent souvent par leur intensité et l’importance des quantités d’eau qu’ils déversent dans une courte période de temps sur un territoire. Ces événements peuvent générer des inondations et d’importantes réclamations pour les assureurs.

Les figures 1 et 2 montrent des cellules orageuses typiques observées en période estivale, généralement à l’occasion de temps chauds et humides. Les cellules orageuses se caractérisent par leurs dimensions relativement limitées et grossièrement cylindriques. Elles comportent trois zones identifiables, illustrées sur la figure 3 (Chow et als. 1988), en l’occurrence une zone d’entrée d’air humide entre le sol et le dessus du couvert nuageux (zone A), une zone où l’air aspiré par le bas circule vers le haut à l’intérieur de la masse nuageuse par courant de convection (zone B) et une troisième zone en tête du couvert de nuages (zone C), où l’air, libéré de son humidité par condensation et précipitation, s’écoule latéralement pour être redirigé vers le sol où il participe au courant de convection qui continue l’alimentation par le bas de la cellule.

Figure 1

Figure 2

Figure 3

Des épaisseurs de l’ordre de 8 à 16 km du couvert de nuages sont dans l’ordre de grandeur attendu. Par l’analyse d’un bilan énergétique basé sur l’équation de continuité de la vapeur d’eau (voir référence 1), il est possible de calculer qu’une cellule orageuse de 5 km de diamètre ayant un plafond de nuages commençant à une altitude de 1,5 km et se terminant à 10 km, dont des conditions où la température de l’air au sol est de 30 oC et la pression atmosphérique de 101,3 kPa, produira une intensité de précipitation de 9,8 cm/heure sur la superficie impliquée par la cellule d’un diamètre de 5 km. Ceci représente un volume d’eau de 535 m3/seconde déversé sur la surface de la cellule.

La condensation de l’eau permet la libération de sa chaleur latente de condensation, laquelle pour la quantité d’eau impliquée se traduira par une énergie de 1 335 000 MW. À titre comparatif, les puissances des centrales de Manic 5 et de LG2 sont de 2 660 et 5 096 MW respectivement. Il est donc évident que pour une cellule de diamètre relativement limité, la quantité d’énergie impliquée par son action est énorme. On peut en apprécier ainsi la possibilité des effets dévastateurs, les réseaux capteurs ne pouvant assez fréquemment gérer en un court laps de temps la quantité d’eau ainsi ajoutée.

Il est également typique des cellules orageuses génératrices de problèmes d’inondation qu’elles surviennent entre les postes de lecture de données météorologiques localisés sur un territoire donné. Dans de telles conditions, les données obtenues de cesdites stations peuvent ne pas révéler la survenance de ces phénomènes. Les investigations menées par les assureurs suite à un sinistre doivent alors plutôt recourir aux informations disponibles par leur manifestation sur le terrain pour pouvoir caractériser l’événement.

Orages d’été : Caractéristiques et énergie2020-01-14T16:05:03+00:00

Les Légionelles : Quelles sont les origines et causes des récentes infections ?

Legionella spp. est un genre bactérien que l’on retrouve fréquemment dans les environnements aquatiques, dont les lacs, les rivières et les réseaux d’eau potable. La bactérie Legionella pneumophila, la plus fréquente dans le cas d’infections humaines, a été impliquée la première fois dans une éclosion d’infections pulmonaires sur d’anciens légionnaires qui furent infectés lors d’un congrès à Philadelphie en 1976.

Le genre Legionella regroupe plus de 50 espèces. Ces bactéries se développent à des températures de 25 à 42° Celsius et sont observées régulièrement dans des douches, spas, tours de refroidissement et chauffe-eau. La bactérie se retrouve dans ces endroits où la température inhibe plusieurs autres microbes présents, ce qui favorise son développement. La contamination des individus se fait par inhalation de gouttelettes contaminées. Les individus atteints par ces bactéries sont principalement des personnes âgées, immunodéprimées ou fumeuses.

À l’été 2012, la région de Québec a été confrontée à une éclosion importante de cette bactérie. Plus de 13 personnes sont décédées. Les tours de refroidissement ont été ciblées et désinfectées. En contrepartie, il est fort possible que certains chauffe-eau ou spas aient pu provoquer la maladie chez certains individus. Dès la fin des années 1990, une étude avait démontré que les chauffe-eau de la région étaient porteurs de Legionella dans une proportion de près de 30 %. Ce phénomène est également bien documenté pour les spas et les pommes de douches. Pour parvenir à éradiquer cette problématique, il faut maintenir un minimum de 0,3 mg/L de chlore libre : faisable, mais difficile à contrôler dans les tours de refroidissement et les chauffe-eau. De plus, cela peut oxyder les équipements, ce que les gestionnaires redoutent.

Les Légionelles : Quelles sont les origines et causes des récentes infections ?2020-01-14T16:01:58+00:00

Les dossiers agricoles et les pesticides

Chaque année, MSEI reçoit nombre de dossiers concernant des pertes agricoles, tant au niveau de pertes de récoltes aux champs ou à l’entreposage, de productions animales variées, que dans la production laitière.

Parmi ces dossiers, ceux qui concernent les pertes de récoltes aux champs liées aux applications de pesticides sont souvent les plus complexes.

Les mécanismes et causes de pertes liées aux pesticides sont très variés et l’expert scientifique agronome possède les meilleures qualifications pour la résolution de ces problématiques qui engagent généralement des liens de responsabilités multiples. À titre d’exemple, les principales causes liées à ces pertes et rencontrées au fil des ans sont les suivantes :

  • Dérives vers des champs non visés, causées par le vent lors des applications;
  • Résidus mal nettoyés d’une application précédente dans le pulvérisateur;
  • Effet résiduel d’une application précédente;
  • Des effets cumulatifs de résidus de plusieurs produits dans le sol;
  • Mauvais dosage ou utilisation inadéquate d’un ou d’une combinaison de produits;
  • Contaminations croisées par des contenants de transfert ou autres manipulations de produits, etc.

La détermination des causes est réalisée à la fois par les observations aux champs, l’expertise des données liées à la culture endommagée et aux produits concernés, ainsi que par des analyses de laboratoire ciblées sur les sols, les plantes ou les produits utilisés.

Une autre difficulté de ces dossiers est parfois l’établissement d’un quantum de perte juste, particulièrement dans les cas de pertes partielles. Certaines pertes peuvent parfois être réduites par des revenus dans des marchés alternatifs pour des récoltes dont le marché initialement ciblé n’est plus possible.

L’expérience et les connaissances générales de l’expert scientifique jouent un rôle primordial pour ce genre d’étude, la recherche des meilleures solutions et tout particulièrement, pour le montage technique des dossiers de recours en responsabilité.

Les experts de MSEI peuvent vous aider à réaliser ce genre de dossier et à le défendre jusque devant les tribunaux si cela s’avère nécessaire.

Les dossiers agricoles et les pesticides2020-01-13T17:53:17+00:00
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